Le match aller entre les deux équipes s’était soldé par un match nul (34-34) fin novembre pour le compte de la onzième journée. Le scénario de l’époque, sur la Côte d’Azur, avait été quelque peu rocambolesque, puisque nos joueurs avaient réussi à prendre cinq longueurs d’avance, avant d’être rejoints dans le sprint final, après que le match ait été interrompu par une coupure d’électricité. La fin de rencontre s’était d’ailleurs jouée dans une ambiance très feutrée et une lumière tamisée. 

 

Pour le match retour programmé au gymnase des Malteries, aucune chance de connaitre ce genre de problèmes, grâce aux travaux réalisés l’été dernier par la municipalité schilikoise, qui nous a doté d’un système son et lumière dernier cri et parfaitement adapté aux joutes de la Proligue.

Les niçois arrivés le jour même en avion s’étaient déplacés en effectif réduit, et allaient déplorer la perte de Crivelli très rapidement (2ème minute). Une aubaine pour nos joueurs? Rien n’est moins sûr tant on connait la valeur de l’effectif du coach Fernandez Roura. Déjà diminués la semaine passée, ils avaient réussi à passer à la moulinette nos voisins de Sélestat (34-25). Il ne fallait donc pas compter passer une soirée tranquille.

 

Zlatko Daskaloski a encore une fois été décisif dans son but.

Au début de la première période, personne ne parvenait à réellement prendre l’avantage, même si les Bleus restaient devant au score la plupart du temps. Mais plus le match avançait et plus notre gardien, Zlatko Daskaloski montait en température dans le but. Après un pénalty détourné, nous parvenions pour la première fois à prendre trois unités d’avance au tableau d’affichage.

Mais les niçois revenaient très vite à la marque grâce notamment à leur base avant très efficace. Le trio Deumal/Tourraton/Guillermin compilera à la fin du match 21 buts pour seulement 5 échecs. Et c’est toujours eux qui permettent à leur équipe de rester au contact. Le score au repos est de 14 à 13 pour l’ESSAHB.

 

Au retour des vestiaires, les joueurs de Bruno Boesch tentaient de mettre encore plus de rythme pour essouffler le Cavigal et provoquer la rupture. On pensait tous que ça allait être le cas à la 48ème minute lorsque Lucas Hugard nous redonnait trois buts d’avance, mais quelques secondes plus tard, un ballon qui aurait pu accroitre l’avance à quatre unités est égaré et il n’en fallait pas plus pour redonner espoir aux visiteurs.

Et comme dans le même temps, le gardien Makaria se mettait à construire un mur dans son but, nos joueurs n’y arrivaient plus du tout en attaque. Plusieurs échecs au shoot, combinés à de multiples pertes de balles permettaient aux sudistes de passer devant au score! Le péril est tel, qu’à 30 secondes du terme, Minne parvient à prendre un dernier avantage qui peut s’avérer décisif, et du bras gauche qui plus est…

Grégory Martin remercie les 900 supporters de leur soutien

Mais ce serait sans compter sur l’abnégation du groupe strasbourgeois qui n’est plus à prouver tant elle s’est illustrée toute la saison. Sans prendre de temps mort, les joueurs de Bruno Boesch vont tenter de déstabiliser la défense, et à 3 secondes de la sirène, c’est notre belge préféré, Tom Robyns, qui profite d’un trou de souris dans la muraille niçoise pour transpercer une dernière fois Makaria et prendre le point du match nul.

 

Alors, tout de suite se pose la question fatidique : un point de perdu ou un point de gagné? À chaud, on peut estimer que les strasbourgeois méritaient de gagner ce match car ils ont mené une bonne partie du match, mais pour n’avoir pas su tuer le suspens aux moments cruciaux, ce match nul parait logique. Les niçois n’ont jamais lâché non plus malgré leur effectif réduit à peau de chagrin. On peut même s’estimer heureux que Tom aie réussi à marquer ce dernier but, sans quoi la soirée aurait tourné au vinaigre.

Et plus froidement, on peut se dire que notre série de matchs sans défaites grimpe à six unités. La distance avec la zone de relégation augmente encore d’un point suite à la (courte) défaite de Vernon à Nancy. Mais ce genre de match doit servir de signal d’alerte : il faut réussir à tuer les matchs quand on en a l’occasion, sinon on s’expose inévitablement à un retour de l’adversaire, surtout en Proligue!

 

Tout n’est donc pas à jeter à quelques jours du derby, qui devient par la force des choses un choc pour le maintien. Nos collègues du Centre-Alsace ne sont clairement pas à leur place au vu de leur effectif et de leurs ambitions du début de saison, mais aujourd’hui à égalité de points, nos deux équipes doivent se battre pour sauver leur tête au deuxième échelon national.

Le rendez-vous est pris le vendredi 15 février à 20h30 au centre sportif intercommunal de Sélestat pour un affrontement inédit, tant par l’enjeu que par la situation exceptionnelle de l’événement… Alors n’hésitez pas à prendre vos billets, et à faire les 50 petits kilomètres pour venir soutenir nos Bleus dans le chaudron violet selestadien!

 

Crédit photo : Martial Lithard

SLG