En recevant Dijon, nos joueurs savaient que la tâche s’annonçait ardue. Recevoir le quatrième quand on joue son maintien chaque semaine n’est jamais une sinécure. Mais ce genre de considérations statistiques n’a jamais affolé le groupe strasbourgeois, comme peuvent en attester les victoires face à Créteil, Saran ou Limoges notamment! Oui mais cette fois, les absents du jour vont sans doute cruellement manquer. En effet, Tom Robyns et Ondra Mika, les deux demi-centre, sont sur le flanc, et difficile de les remplacer en un claquement de doigts.

 

Et le scénario ne va pas aller à l’encontre des craintes que l’on avait en début de partie.

Comme le souligne Andréa Parisini : « Je pense que c’était un bon match de handball entre deux bonnes défenses, mais le problème pour nous, c’était la réussite au tir et les pertes de balle. Dijon joue très bien, et nous avons payé très cher les erreurs que l’on faisait! »

Car oui, le problème ne se situe pas vraiment derrière. Les hommes de Bruno Boesch protègent bien leur but et leurs gardiens réalisent un bon match dans l’ensemble. Là ou le bât blesse c’est en phase offensive! Deux pénaltys manqués en première mi-temps, et de nombreuses pertes de balles permettent aux dijonnais de prendre trois longueurs d’avance à la pause.

 

Et au retour des vestiaires, lorsque le troisième jet de 7 mètres consécutifs est manqué, on se dit que jamais l’ESSAHB ne parviendra à revenir. Dijon continue d’appuyer sur les faiblesses du moment, pousse les ballons qu’il faut, et sans jamais être extraordinaire, arrive à prendre six buts d’avance à la 53ème minute (26-20). Le match est plié.

Mais comme à son habitude, jamais l’équipe ne lâchera, et à force de courage l’écart va se réduire, jusqu’à une dernière balle pour réduire la marque à un but dans les deux dernières minutes. Et malheureusement une énième perte de balle va éteindre les dernières ambitions de retour alsaciennes. Eduardo Reig Guillen, l’ailier espagnol de Dijon va voler le ballon, et Dijon inscrire un but qui leur donnera deux longueurs d’avance. Le dernier penalty inscrit par Andréa Parisini (10/10 au tir vendredi) n’y changera rien : « Pour ma part, je suis très content de ma réussite aux shoots et je remercie mes coéquipiers qui m’ont mis dans de bonnes situations, mais je préfèrerais nettement marquer un seul but et remporter la victoire! »

 

Nous espérons que dès la semaine prochaine à Grenoble, la victoire va revenir. Et bien sûr nous souhaitons vivement récupérer rapidement nos blessés, sans quoi il sera difficile d’être performants sur l’ensemble d’un match. Mais on l’a déjà vu à de nombreuses reprises, le groupe Bleu a des ressources mentales et de coeur à ne pas négliger…

 

Crédit photo : Martial Lithard

SLG