À l’occasion de la trêve hivernale, nous avons pris quelques minutes avec le coach de l’équipe première afin de faire le point à mi-parcours, avec cette session de questions-réponses :

 

ESSAHB : À la fin du cycle aller, l’ESSAHB pointe à la 11ème place du classement, quel est ton sentiment à ce moment?

Bruno Boesch : L’objectif que l’on s’était fixé d’arriver à la mi-saison hors de la zone rouge est atteint, même si on ne peut pas dire qu’il y ait une marge énorme. Donc le sentiment qui prédomine est plutôt positif, surtout avec la belle série de quatre matchs sans défaite sur laquelle nous avons terminé l’année 2018, donc ça incite plutôt à l’optimisme. 

ESSAHB : Nous avons connu un début de championnat compliqué avant de finir sur une série de quatre matchs sans défaites, une explication à ce regain de forme?

BB : Le début de championnat était compliqué, oui dans la mesure où nous n’arrivions pas à gagner, et nous avons bien terminé effectivement, mais je ne sais pas si on peut appeler ça un regain de forme. Deux explications à cela : la première chose c’est que nous avons pu constater une progression constante de l’équipe tout au long de la première phase, et deuxièmement c’est la composition du calendrier qui nous a envoyé très souvent à l’extérieur, et chez des « gros » qui plus est! Mais on le savait, donc on ne s’est pas focalisés sur les résultats, mais nous avons gardé en tête l’idée de toujours progresser avec pour objectif de commencer à enchainer des victoires, ce qui est arrivé sur la fin. Maintenant il faut que ça continue! 

ESSAHB : Notre équipe pointe à la dernière place du classement des défenses, mais à la troisième de celui des attaques, est-ce un choix délibéré de miser beaucoup plus sur l’offensive?

BB : Non, on ne peut pas dire cela comme ça. Ce que l’on peut dire, c’est que nous avons une équipe avec certains profils de joueurs plus orientés sur l’attaque, un peu moins sur la défense. C’est un peu le profil de notre équipe qui est comme cela. Nous pouvons également mettre en avant le fait que nous marquons beaucoup et de plus en plus de buts sur le jeu rapide, ce qui induit forcément une augmentation du nombre de possessions de balles de chaque coté, et donc un plus grand nombre d’occasions de marquer pour nos adversaires aussi. Mais nous sommes conscients de nos lacunes défensives, et nous essayons de les gommer au mieux.  

ESSAHB : Sur les treize matchs disputés, sept se sont terminés sur un écart de deux buts ou moins, certains à notre avantage, d’autres non, quels enseignements peut-on tirer de cet état de fait?

BB : Le constat est juste mais je pense, même si je ne me suis pas penché sur les stats, qu’il peut être identique pour toutes les équipes. On voit tous les weekends un nombre incalculable de matchs très serrés, les gros écarts sont rares. Cela prouve une certaine homogénéité dans le championnat, même si certaines équipes à l’effectif un peu plus fourni arrivent à faire la différence sur la durée. 

On a un peu étudié de notre coté la gestion des fins de matchs tendues, et il s’avère que finalement si l’on se retrouve dans ces situations, cela vient surtout des minutes précédant ce fameux « money time », où nous n’avons parfois pas su tuer les rencontres dans des situations parfois très favorables. 

ESSAHB : Quels sont les points positifs que tu voudrais souligner de cette première phase? Et bien sûr les points négatifs également?

BB : Pour le positif, je vais un peu me répéter, mais nous avons un groupe qui est très concerné et qui est très demandeur dans son objectif de progression, et c’est très bien d’avoir un groupe qui a faim comme ça! De plus, l’équipe vit très bien, et ça se ressent dans le fonctionnement global, personne n’est complaisant et les joueurs savent se dire les choses, que ce soit positif ou plus négatif. Et cette bonne entente peut se voir sur certains matchs, où on peut sentir de la révolte collective comme le match face à Grenoble ou nous étions mal embarqués et où nous avons su renverser la vapeur pour l’emporter au finish. 

Et pour le négatif, encore une fois je vais me répéter, c’est l’aspect défensif. Après treize matchs, on a une vision assez bonne de ce qui nous manque et nous allons nous appuyer dessus pour progresser. Nous avons réalisé un travail d’analyse que nous avons montré aux joueurs et il y a eu une prise de conscience collective de nos lacunes, ce qui est très positif pour pouvoir avancer!

ESSAHB : Le mois de janvier est généralement crucial pour bien préparer la deuxième partie de saison, peux-tu nous dévoiler comment va travailler le groupe? (Contenu des séances, matchs amicaux, gestion de la prépa et des organismes, etc…)

BB : Nous avons passé la première semaine à préparer les organismes. On a beaucoup axé le travail sur le physique. Mais globalement, nous avions déjà retrouvé les joueurs en bonne forme, ils avaient tous plus ou moins respecté le programme de préparation personnelle qui leur avait été fourni pour les vacances. 

Dès cette semaine nous avons donc axé le travail sur l’aspect défensif. Nous essayons d’affiner le projet défensif afin que chacun prenne un maximum de repères.  

On va aussi jouer deux matchs amicaux pour mettre tout cela en place. Le premier aura lieu demain à Willstät (3ème division allemande), et le second à Bâle (D1 Suisse) la semaine prochaine. C’est intéressant pour nous de jouer des équipes étrangères, de nous confronter à d’autres cultures, mais aussi de pouvoir jouer libérés, sans crainte d’être observés par nos concurrents directs de Proligue…

ESSAHB : Il reste treize matchs à venir pour aller décrocher un maintien qui serait historique pour le club, comment tu abordes ces quatre derniers mois de compétition?

BB : On les aborde avec beaucoup d’envie et d’enthousiasme! Je pense que le maintien se jouera aux alentours des 16 points. Nous en avons 8 actuellement, il faut donc que nous réalisions une deuxième phase au moins aussi bonne que la phase aller. Gagner 5 matchs serait idéal, mais on sait que nous ne devons pas nous contenter de ce que l’on a fait. On n’est qu’à la mi-temps du championnat donc on ne peut pas se reposer sur nos lauriers. La phase retour est généralement la plus dure, les équipes se battent plus fort pour ne pas descendre ou pour monter et l’intensité est plus élevée, alors à nous de nous hisser au niveau. Mais nous sommes confiants dans nos capacités pour décrocher le maintien!

Merci Bruno d’avoir pris le temps pour cette interview et rendez-vous le 1er février pour la rentrée de la Proligue face à Créteil aux Malteries!

 

Crédit photos : Martial Lithard